Association pour la Formation Chrétienne de la Personne
Association pour la Formation Chrétienne de la Personne

Hommage au Père Olivier MAIRE, ancien professeur de l’IKW, assassiné le 9 août 2021

Vendredi 23 janvier 2026, la justice des hommes a condamné l’assassin du Père Olivier Maire, Emmanuel Abayisenga, migrant rwandais déjà condamné pour l’incendie de la cathédrale de Nantes.
L’AFCP (Association pour la Formation Chrétienne de la Personne) salue la mémoire de ce Prêtre, Supérieur Provincial des Missionnaires Monfortains, assassiné le 9 août 2021 à 61 ans. Il fut également professeur à l’Institut Karol Wojtyla (IKW, une œuvre de l’AFCP).

Une vie donnée dans la radicalité évangélique

Cette mort tragique témoigne d’une radicalité évangélique enracinée dans la filiation spirituelle de saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673 – 1716), apôtre des plus pauvres dans la France rurale de la fin du règne de Louis XIV. Depuis plusieurs décennies, ce dernier est évoqué comme un possible futur docteur de l’Église.

Sa tombe sur laquelle vint se recueillir Saint Jean-Paul II est à Saint-Laurent-sur-Sèvre, là où le Père Olivier Maire fut assassiné.

Religieux, bibliste et patrologue, mais aussi infirmier et psychologue, le Père Olivier Maire était provincial de la Compagnie de Marie depuis 2011. Héritier spirituel de l’apôtre des Vendéens, il s’inscrivait dans cette tradition de prêtres allant vers les âmes avec une charité exigeante, enracinée dans la foi et dans une terre chrétienne.

Son enseignement à l'IKW

Le Père Olivier MAIRE possédait une grande expérience de l’accompagnement des prêtres, des religieux, des personnes en souffrance psychique.

À l’Institut Karol Wojtyla, il dispensa un cours consacré aux souffrances psychiques. Son enseignement était enraciné dans son expérience d’accompagnement dans ce domaine. Sa compassion pour les malades psychiques était admirable : il savait faire percevoir la profondeur de leur souffrance et nous les donnait à aimer comme nos propres frères. Il faisait ainsi résonner en nous cette parole de saint Paul :

« Dieu a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie. Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps. » (1 Co 12, 25-27)

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, une spiritualité toujours féconde

Ardent propagateur d’une théologie mariale qui a rayonné bien au-delà des frontières françaises, et sur laquelle s’est notamment appuyé Jean-Paul II tout au long de sa formation spirituelle et de son pontificat, saint Louis-Marie Grignion de Montfort est à l’origine d’une famille spirituelle qui continue à porter ses fruits dans de nombreux pays.

Le Père François-Marie Léthel, o.c.d, professeur à l’université Teresianum de Rome, qui travailla avec le Père Olivier Maire sur la cause de doctorat de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, lui rend hommage en revenant sur cette spiritualité.

Il y rappelle notamment le lien fondamental entre saint Jean-Paul II et saint Louis-Marie Grignion de Montfort :

« Le lien entre le Pape polonais et saint Louis-Marie Grignion de Montfort était essentiel : en rencontrant personnellement Jean-Paul II, je l’ai entendu raconter comment en 1940, quand il avait 20 ans et qu’il travaillait dans une carrière, un laïc, Jan Tyranowski, lui avait donné les œuvres de saint Jean de la La Croix mais aussi le Traité de la vraie dévotion, en polonais. […] à partir de ce moment-là, le Totus tuus est devenu comme la respiration de son âme, comme je l’ai vu en travaillant sur ses manuscrits dans le cadre de son procès en béatification. Même sur les carnets du séminariste clandestin Karol Wojtyla, il écrivait sur les premières pages la formule brève de la consécration :

Totus tuus ego sum, et omnia mea tua sunt. […] Accipio te in mea omnia, praebe mihi cor tuum, o Maria » : “Je suis tout à toi et tout ce qui est à moi est à toi. Je te prends pour tout mon bien, donne-moi ton cœur, ô Marie.

Saint Louis-Marie invite les fidèles à la fin du Traité, afin de se préparer à recevoir Jésus dans la sainte communion. Le Totus tuus est adressé à Marie, mais pour recevoir Jésus. »

Calvaire de Pontchâteau

Calvaire de Pontchâteau, édifié au cours du XIXe siècle à l’initiative du Père de Montfort – Liberliger/Wikimedia Commons

Requiem in pace

Que le Père Olivier Maire repose dans la paix du Christ, qu’il a servi jusqu’au don total de sa vie.

Un étudiant de l’Institut Karol Wojtyla

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