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L’Éditorial d’Aline Lizotte

Chers amis,

Voulons-nous sortir de la crise ou attendre que tout aille mieux ?

Sexe, Argent, Pouvoir ! Ce sont les trois biens qui hantent l’imaginaire contemporain.

Ce sont des «biens», mais sont-ils des voies vers la vie heureuse ? Force est de constater qu’aucun de ces trois biens, dans la poursuite desquels s’épuisent les hommes, ne conduit à la vie heureuse.

Et pourtant, l’être humain ne cesse de vouloir être heureux, de poursuivre le bonheur !

Au cours de l’Histoire, cette quête du bonheur s’est construite dans trois communautés naturelles ordonnées au bien commun : la famille, la communauté économique, la société politique. Famille, Économie, Politique sont les trois lieux qui correspondent aux biens fondamentaux que tout homme désire quant il tend vers le bonheur et dans lesquels naît une Église qui, dans sa transcendance, vit chez les hommes et agit en eux.

Famille, Économie, Politique sont aussi les trois lieux qui accusent les plus graves perturbations qui conduisent à tous les déséquilibres, non seulement dans le présent mais aussi dans le futur. La famille s’effondre et n’est plus l’institution qui rehausse la vie sexuelle humaine ; l’économique cherche la plus grande richesse et creuse des disparités trop aiguës entre les conditions de vie ; la politique livrée à l’attrait du pouvoir oublie sa grande finalité, le bien commun, et se contente de gouverner à la lorgnette. Les perturbations du tissu humain se répercutent dans toute Église qui ne peut échapper au destin radical de l’homme. C’est sur ce terrain que se développent toutes les formes d’agressions sexuelles contre la personne où sont silencieusement conjoints l’abaissement de la famille, l’exaltation de l’économie, l’anémie des gouvernants et la haine de l’Église.

Alors que faut-il faire ? Trois actions sont nécessaires :
• Prendre conscience de l’urgence de la situation : sortir d’une crise exige de la comprendre.
• Analyser les causes : voir où est le mal demande de savoir où est le bien.
• Trouver les solutions : l’agir humain vertueux dans la famille, l’économie, la société et l’Église.

L’Institut Karol Wojtyla propose ces trois actions en rendant l’humain possible dans les réalités concrètes et actuelles des faits et circonstances du «maintenant» orienté vers le «lendemain».

Pour que l’œuvre de formation commencée il y a six ans se développe, l’Institut Karol Wojtyla a décidé de créer un campus à Solesmes, où un terrain de 1,5 ha est en cours d’acquisition. Ce site a été choisi pour la présence et le rayonnement de la famille bénédictine. Le centre universitaire permettra de former plus d’étudiants et de créer un laboratoire de recherche sur la personne humaine. Il offrira un équipement approprié et inscrira l’Institut dans le temps. De façon plus spécifique, l’Institut Karol Wojtyla ouvrira un champ de recherches sur les formes d’agressions sexuelles qui contribuent au malaise social contemporain dans les sociétés civiles et ecclésiales.

Afin de construire et équiper le bâtiment pédagogique comprenant une capacité de restauration sur place, l’Institut Karol Wojtyla a besoin à très court terme d’engager un budget de 4 900 000 € TTC.

Avec toute mon amitié

Aline Lizotte

Aline Lizotte
Directeur de l’Institut Karol Wojtyla

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